DWM-05

Transmission DWDM

Des dizaines de longueurs d'onde, des térabits par fibre : la transmission est la couche qui porte tout le reste. Nous la dimensionnons et la surveillons au dixième de décibel.

Des dizaines de longueurs d'onde sur une seule fibre — démonstrateur et formation
🏦 Banque · siège 🌐 FAI régional 🎓 Université 🛢 Pétrolier 🏛 Administration ⛏ Mine LIBREVILLE OYEM BOOUÉ FRANCEVILLE MOUILA PORT-GENTIL + AJOUTER UN CLIENT λ cliquez sur un tronçon pour couper la fibre Trafic client : 4 λ × 100 G Anneau nominal — cliquez un tronçon, un site ROADM ou une λ. ▲ EDFA · ▣ ROADM

Dimensionner justePlans de longueurs d'onde, budgets OSNR et dispersion calculés pour vos distances et vos débits réels — avec la marge qu'il faut, pas celle qu'on devine.

SCÈNE 1 — PANNE LIÉE À LA PUISSANCE ET À L'OSNR EDFA 1 EDFA 2 Bruit optique (ASE) Effets non linéaires — SPM · XPM · FWM Puissance reçue Seuil de réception OSNR BER ≈ 1e-15 Transmission stable Constellation (DP-QPSK) PUISSANCE FAIBLE PUISSANCE CORRECTE PUISSANCE ÉLEVÉE

1 — Puissance & OSNRLa qualité d'un canal DWDM dépend de sa puissance optique et de son rapport signal sur bruit (OSNR). Trop faible, le signal se confond avec le bruit ; trop forte, la fibre devient non linéaire. Dans les deux cas la BER monte et le trafic peut être interrompu.

SCÈNE 2 — AJOUT DE LONGUEURS D'ONDE GRILLE ITU-T · ESPACEMENT 100 GHz MUX optique fibre unique Spectre optique (OSA) — canaux régulièrement espacés + AJOUTER UNE λ Capacité : 1 × 100 G

2 — Chaque λ est un canal indépendantLes transpondeurs émettent chacun sur une fréquence précise de la grille ITU-T. Le multiplexeur les regroupe dans une seule fibre : ajouter un canal augmente la capacité sans déployer de nouvelle fibre.

SCÈNE 3 — ROUTAGE ROADM (ADD · DROP · EXPRESS · REROUTE) Client local (λ2 · λ3) NŒUD A WSS · ROADM B NŒUD C NŒUD D λ1 Express → λ2 Drop ↓ λ3 Add ↑ λ4 Reroute ↓ SIMULER UNE COUPURE B–C Réseau nominal — le WSS aiguille chaque λ. Contrôleur SDN · protection par reroutage

3 — Le ROADM aiguille les longueurs d'ondeAdd, Drop, Express, Reroute : le WSS aiguille chaque λ sans conversion électrique. En cas de coupure, le contrôleur détecte la panne et réachemine automatiquement les canaux sur un chemin alternatif.

SCÈNE 4 — PRINCIPE DU MULTIPLEXAGE DWDM MUX EDFA DEMUX zoom : canaux serrés, régulièrement espacés

4 — MUX / DEMUXLe multiplexeur combine plusieurs longueurs d'onde dans une fibre unique, l'EDFA les amplifie toutes ensemble, puis le démultiplexeur sépare chaque canal vers son récepteur.

SCÈNE 4B — AMPLIFICATION RAMAN DISTRIBUÉE EDFA EDFA tronçon ≥ 100 km Pompe Raman (contra-propagative) EDFA seuls EDFA + Raman OSNR en fin de liaison BANDE C1530–1565 nm BANDE L1565–1625 nm Amplification distribuée · > 100 nm exploitables · OSNR préservé EDFA SEULS EDFA + RAMAN

4B — Amplification RamanLa pompe Raman, injectée en sens inverse, amplifie les canaux directement dans la silice de la fibre. Cette amplification distribuée limite le bruit ASE, préserve l'OSNR sur de plus longues distances et couvre les bandes C et L.

SCÈNE 4C — GESTION DE LA DISPERSION CHROMATIQUE signal 100G+ à 1550 nm DCF / DCM DSP Rx ISI — BER élevée Dispersion (ps/nm·km) vs λ zéro-dispersion ≈ 1310 nm Diagramme de l'œil Constellation SANS COMPENSATION DCF · DCM DSP COHÉRENT

4C — Dispersion chromatiqueLes composantes spectrales d'une impulsion ne voyagent pas à la même vitesse : le signal s'étale et les symboles interfèrent. Historiquement compensée par fibre DCF, la dispersion est aujourd'hui corrigée numériquement par le DSP cohérent du récepteur.

SCÈNE 4D — GESTION DE LA PMD (POLARISATION) fibre réelle — asymétries et contraintes locales Pol. X (rapide) Pol. Y (lente) DGD ≈ durée du symbole ! Durée d'un symbole : 400G Diagramme de l'œil Stratégies : 1 · Fibre moderne à faible PMD 2 · Scrambler de polarisation (Tx) 3 · Égalisation adaptative DSP MIMO 2×2 (Rx) BER en hausse — œil fermé 10G 100G 400G 800G ÉGALISATION DSP MIMO 2×2

4D — PMD, la limite des très hauts débitsLes deux polarisations X et Y ne voyagent pas exactement à la même vitesse (DGD). À 400G/800G, ce retard devient comparable à la durée d'un symbole. Fibre à faible PMD, scrambler, et surtout égalisation DSP MIMO 2×2 la neutralisent.

SCÈNE 5A — LES 3 FAMILLES DE MODULATION, MÊME SÉQUENCE BINAIRE 1 0 1 1 0 ASK — amplitude « fort / faible » FSK — fréquence « rapide / lent » PSK — phase « saut de 180° » Le DWDM cohérent combine amplitude + phase (QAM) dans le plan IQ — la fréquence porteuse, elle, reste fixe sur la grille ITU-T.

5A — Amplitude, fréquence ou phaseTrois façons de faire porter des bits à une onde : varier sa force (ASK), sa vitesse d'oscillation (FSK) ou son décalage temporel (PSK). Les systèmes DWDM cohérents n'utilisent pas la fréquence — chaque canal garde sa porteuse ITU-T — mais combinent amplitude et phase : c'est le plan IQ de la scène suivante.

SCÈNE 5 — MODULATIONS : LE CERCLE TRIGONOMÉTRIQUE DU SYMBOLE DP-QPSK DP-8QAM DP-16QAM DP-64QAM Pol. X Pol. Y 2 polarisations : chaque pol. porte sa propre constellation +0,5+1 −0,5−1 +0,5+1 −0,5−1 +I +Q 00 🖱 cliquez / glissez dans le cercle : la sinusoïde suit θ I — axe des abscisses (en phase) · Q — axe des ordonnées (quadrature) temps → s(t) = I·cos(2πft) − Q·sin(2πft) = A·cos(2πft + θ) — l'onde réellement transmise — I·cos(2πft) — −Q·sin(2πft) — s(t) | = changement de symbole LECTURE DU PHASEUR θ (phase) :45° A (amplitude) :1,00 I = A·cos θ (abscisse) :+0,71 Q = A·sin θ (ordonnée) :+0,71 Bits du symbole :00 s(t) = I·cos(2πft) − Q·sin(2πft) Bits/symbole :2 × 2 pol. Débit typique :100G Portée : OSNR requis :
32 GBd

Débit du canal = rapidité × bits/symbole × 2 polarisations = 128 Gbit/s

5 — Le symbole vit sur le cercle trigonométriqueChaque symbole est un point du plan IQ : une phase θ et une amplitude A. Sa projection sur l'axe des abscisses donne I = A·cos θ, sur l'axe des ordonnées Q = A·sin θ. QPSK n'utilise que 4 phases sur un cercle ; les QAM combinent plusieurs phases et amplitudes — plus de bits par symbole, mais des points plus proches, donc plus sensibles au bruit.

SCÈNE 5B — PCS & GEOMETRIC SHAPING (S'APPROCHER DE SHANNON) 64QAM UNIFORME PCS (PS-64QAM) GEOMETRIC SHAPING Distribution uniforme : référence 400G Émission : distributeur DSP Réception : de-distributeur DSP Plan IQ — 64 points · I en abscisse, Q en ordonnée +I +Q Limite de Shannon — uniforme — shaping Capacité vs OSNR ITU-T G.709.1 · OpenROADM · OpenZR+ PS-64QAM · PS-256QAM · 600–800G

5B — Façonner la constellationLe PCS émet plus souvent les symboles de faible énergie (distribution de Maxwell–Boltzmann) : +0,5 à +1,5 dB d'OSNR. Le Geometric Shaping optimise la position des points dans le plan IQ. Combinés dans le DSP, ils approchent la limite de Shannon — jusqu'à 800G par canal.

SCÈNE 6 — SYNTHÈSE : LE RÉSEAU DWDM DE BOUT EN BOUT MUX ROADM liaison longue distance EDFA + Raman DEMUX « DWDM : plusieurs canaux optiques, une seule fibre, une capacité massive et un routage flexible. »

6 — SynthèseTranspondeurs, MUX, ROADM, amplification EDFA + Raman, compensation DSP, modulations façonnées : ensemble, ils font d'une seule paire de fibres une autoroute de plusieurs térabits, reconfigurable à la demande.

Votre enjeu

Les dérives optiques sont silencieuses — jusqu'au jour où tout tombe

Un OSNR qui s'érode saison après saison, des canaux ajoutés sans recalcul du budget optique, des extensions décidées sans baseline de référence : la couche transmission se dégrade en silence. Quand les erreurs apparaissent, c'est l'ensemble des services — voix, données, interconnexions — qui vacille en même temps.

Notre approche

Dimensionner juste. Plans de longueurs d'onde, budgets OSNR et dispersion calculés pour vos distances et vos débits réels — avec la marge qu'il faut, pas celle qu'on devine.

Établir des baselines. Avant tout transfert d'exploitation ou extension : mesure de référence complète, span par span. Demain, toute dérive sera visible et datée.

Analyser les dérives. Comparaison périodique aux baselines : nous identifions le span qui se dégrade et la cause probable avant l'apparition d'erreurs de service.

Sécuriser les évolutions. Ajout de canaux, montée en débit, nouvelle route : chaque évolution validée par le calcul, puis confirmée par la mesure.

Livrables concrets

Ce que vous recevez

Plan de transmission

Design complet : longueurs d'onde, budgets optiques, marges, points d'amplification.

Baselines de référence

Mesures span par span archivées — la photo « jour zéro » opposable de votre réseau.

Rapports de dérive

Analyse périodique, spans à risque identifiés, préconisations avant incident.

technologies : dwdm · plan de longueurs d'onde · osnr · dispersion · itu-t g.694.1

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